03 septembre 2009

La fontaine de Laurence ou comment naître de nouveau ?

A la question suivante des journalistes du Monde Remi Barroux, Françoise Fressoz, et Claire Guélaud (il faut au moins trois journalistes pour recueillir ce si précieux nectar qui coule de la bouche de Laurence) "Comment le Medef peut-il plaider pour la retraite à 61 ans, voire plus, alors que les entreprises continuent de se débarrasser de leurs seniors ?" Laurence Parisot la présidente du Medef déverse sans barguigner : "C’est la ligne d’horizon qu’il faut changer pour favoriser l’emploi des seniors. Le paradoxe que vous dénoncez n’est qu’apparent, le même homme de 57 ans n’a pas le même âge pour une entreprise selon qu’il est à 6 mois ou à 6 ans de sa retraite. En repoussant l’âge du départ, on rajeunit d’autant les salariés aux yeux des entreprises qui souhaitent investir sur eux"

Le Monde Jeudi 3 septembre 2009 p.10

Peut-être une contribution du Medef au Grenelle de l'environnement, version recyclage des générations ? Encore un peu et surfant sur l’inexistence des syndicats et la bêtise de la Gauche qui laissent dire autant de conneries (le mot est très faible) sans réagir fortement, la société française à force de reculer l’âge de départ à la retraite et de "rajeunir d'autant les salariés" va finir dans le placenta. Par la même occasion, serait-ce que de proche en proche, Dame Parisot, cherche à faire reculer l’âge de la retraite in fine de 57 ans pour nous livrer, manifestement en transe financière, sa version de l'interprétation de la réponse que le Christ a donnée à la question de Nicodème ?

J'aurais pourtant parié que le Christ disait autre chose...

14 août 2009

15 août : India independence day : address to the nation on the eve.

Address to the nation on the eve of independence day : Pratibha Devisingh Patil President of India.

(...) "This year, the monsoon has been less than normal impacting agriculture and availability of water. We have to be prepared to face the situation. The government is taking all possible steps to deal with it," (…) The government was "taking necessary measures" to handle the swine flu outbreak, "Citizens have to come forward to contribute to the government's efforts in these areas and in other development initiatives through public-private partnerships, NGOs, community groups or self-help groups.

"An enlightened citizenry conscious of its civic duties and social responsibilities, maintaining discipline, following good habits particularly about hygiene and cleanliness, respectful towards nature's bounty and sensitive to environmental concerns is the greatest asset of a nation,"

The expectations of the people "are rising as they are becoming more aware of their rights and seek better opportunities. Facilities, amenities and services meant for them whether they are living in rural or urban areas can be delivered smoothly only if there is an effective governance system that is less cumbersome but more transparent and accountable".

There was "outrage" when money meant for welfare schemes was "pilfered" through "corrupt practices", "The flagship programmes of the government are comprehensive, ranging from health to education, employment to expanding social and economic infrastructure.

"Their implementation will have to be at optimal levels for an impact to be made on the lives of the people. Hence, the emphasis on reform of governance for effective delivery of public services is critical to change the lives of the people,".
Administrators must to be "responsive" to the needs of the people, "Their work is a public service - commitment, dedication and honesty should be the hallmarks of their work."

We need to draw the marginalised sections of society into the mainstream to ensue they reaped the benefits of development.

"Our narrative of growth should be a story of opportunity and a life of dignity for all. Social empowerment requires considerable amount of work and, hence, must occupy centre stage in our national consciousness.

"There are weaker and vulnerable sections of society who are not full partners in the growth and development process and remain on the sidelines. These sections of society need to be drawn into the national mainstream,".

These sections of society need to be given access to education, health and skill-building - the tools of empowerment, "This will equip them with abilities and capabilities and generate confidence about their future prospects. This will give them a sense of control over their destinies."

It was "within the realm of possibility to achieve this", "signs of change are becoming visible".

"Today, there are girls joining colleges, whose parents had never ever been to school. This is a development that has happened within a generation. People are today realizing the advantages of being educated and are ready to seize opportunities,".

In this context, the passage of the Right of Children to Free and Compulsory Education Bill was a "landmark legislation" for achieving the goal of universal education.

This apart, the National Mission on Empowerment of Women will "socially and economically empower women", who constitute 50 percent of
India's population, "to play an active role in nation building.

"Giving an equal chance to everybody to get ahead in life is an article of faith for the
Republic of India, and building an inclusive society our objective”.

Le Jardinier d'amour - Rabindranath Tagore (poésie)

Un sourire d’incrédulité voltige dans vos yeux quand je viens vous dire adieu.

Si souvent je l’ai fait que vous pensez me voir bientôt revenir.

En vérité, je le crois aussi.

Car les jours de printemps reviennent saison après saison ; la lune nous quitte pour nous rendre à nouveau visite ; les fleurs sur les branches s’épanouissent à chaque nouvelle année.

Il est probable que mon adieu aussi n’est qu’un au revoir.

Mais gardez un instant l’illusion. Ne la rejetez pas avec une hâte impolie.

Quand je dis que je vous quitte pour toujours, acceptez-le comme vrai et laissez un brouillard de larmes rembrunir un moment la frange sombre de vos yeux.

Puis, quand je reviendrai, vous sourirez aussi malicieusement que vous voudrez.

06 août 2009

Never again ! Plus jamais ça !


64ième anniversaire de l'horreur d'Hiroshima et de Nagasaki



Never Again !

04 août 2009

Fanal / Lantern (Poésie)

Ma vie ? Fluide comme l’eau du fleuve glissant entre les mailles du filet des intolérants : un passage !
My life? Fluid as the river passing through the net of intolerance : a way !

Ma force ? La foi d’un enfant : une tempête !

My strength? The faith of a child: a storm!

Et ensuite ? Des combats sans répit, des sourires au monde triste, mais le regard des amis et lui bien sûr : le fanal !

And then? Fighting without respite, smiling to the sad world, however the eyes of my friends and him of course : the lantern!

03 août 2009

Des filles, des dalits et des policiers

61 ans après l'indépendance, l'intouchabilité est vivante et florissante dans l'arrière-pays de l'Inde. Bien sûr, à certains endroits du pays on observe des changements sociaux allant dans le bon sens, mais il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan de castes et de préjugés. A quoi il faut ajouter la persévérance de la préférence des garçons aux filles entraînant un rapport de naissance de 927 filles pour 1000 garçons. Les intouchables (les dalits) sont toujours séparés avec peu d'accès aux temples, aux sources d'eau et autres zones réservées aux castres supérieures. A certains endroits, on observe des actes de grande violence sur les dalits comme sur les filles (privées de naissance ou de nourriture et de soins) sans qu’il y ait un rapport entre les uns et les autres.


Pour compléter le tableau, le récent rapport de Human Rights Watch indique que si l'Inde se modernise rapidement, sa police se livre encore dans beaucoup d'endroits à l'arbitraire par des coups, des actes de torture et même des meurtres, ce à quoi il faut ajouter la corruption. l'ONG demande au gouvernement de prendre les mesures adéquates propres à changer cette situation catastrophique qui détériore l'image de ce pays démocratique.

Le gouvernement fédéral cherche les moyens de résoudre ces difficiles questions contre une pesanteur voire une résistance de certaines administrations locales. Le rêve de Gandhi est toujours à construire, où les intouchables ne seront pas une sous division des hindous, mais une composante active de la vie nationale et où les filles ne seront pas des marchandises à vendre ou à acheter, mais des citoyennes égales aux hommes. La nouvelle génération y aspire dans un grand nombre d’Etats du pays.

Pour en savoir plus :

http://timesofindia.indiatimes.com/news/india/After-60-yrs-of-Independence-untouchability-alive-and-kicking-in-India/articleshow/4850136.cms




26 juillet 2009

Tout est bien qui finit bière !

Pour apaiser le pays après l’intense polémique qui a suivi son intervention dans l’affaire du professeur Henry Louis Gates (voir ci-dessous), le Président américain en fin stratège a choisi d’utiliser la plus ancienne des boissons alcoolisées du monde comme calumet de la paix.

Venant en soutien de façon providentielle à la bière Budweiser ayant perdu l'année dernière du terrain sur le géant Belgo-Brésilien Inbev, Barack Obama a invité le Sergent James Crowley et le professeur Henry Louis Gates à l’origine de la polémique, à venir boire une bière à la Maison Blanche. Ils ont tous les deux accepté.

Bien que tout le monde soit d’accord pour reconnaître l’existence d’un problème de discrimination raciale important aux USA, beaucoup ont exprimé leur doute quant à la qualification de l’acte du sergent du Massachuset. Celui-ci a été soutenu par le syndicat de policiers "racialement" mixte.

Comme Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et Abraham Lincoln, Barack Obama a défendu une consommation modérée de la bière pour ouvrir l’esprit, favoriser la santé et l’amitié. Et comme l’humoriste Dave Barry pour lequel "La plus grande invention de l’humanité est la bière, et même si la roue est aussi une grande invention, elle ne va pas aussi bien avec une pizza", Barack Obama a montré qu’il aimait la bière durant sa campagne, s’arrêtant plusieurs fois pour en boire une avec les électeurs. Les brasseurs américains ont d’ailleurs lancé trois bières en son honneur après son élection dont “InaugurAle” et “Audacity of Hops”.

Quand il a appelé jeudi le sergent Crowley qui était dans un bar irlandais à Cambridge, pour l’inviter à la Maison blanche il lui a demandé quelle bière il buvait. Celui-ci a répondu une ''Blue Moon Belgian White,'' le président américain aurait alors ajouté qu’il aimait aussi cette bière. (quel baratineur c'lui là !)

Mais voilà ça marche ! La question qui préoccupe désormais l’Amérique est celle de savoir quelle bière Obama offrira à ses invités à cette rencontre de la paix ? Les spéculations vont bon train. On parle de Sam Adams Boston Lager, bière artisanale, Guinness, ou Goose Island Honkers Ale, un brasseur du côté de la maison familiale du président américain à Chicago.

De l’art de mettre fin à une polémique que l’on a soi-même créée en en tirant le maximum de profit. La presse s’accorde à reconnaitre que la rencontre sera chaleureuse. L’Amérique sera toujours l’Amérique, et Bara(ck ) bière !

25 juillet 2009

Ni droite ni gauche ?

Un militant du PRG me disait récemment que pour lui le clivage droite/gauche était dépassé et qu’il fallait envisager autrement l’engagement politique. Il m’a semblé naturel alors, qu’ayant pour seule valeur une telle obscurité, l’appartenance dudit militant au PRG continuait de s’imposer dans l’état actuel de ce parti sous une direction spécialiste de la compromission et des tentatives d’alliances tantôt à gauche tantôt à droite dans un laps de temps qui défie la raison.

Ce mouvement de balancier propre aux partis mercenaires ne signifie pas que l’écart se réduise entre la droite et la gauche mais seulement que les partis de gauche ont été désertés en leur sommet par les idéalistes qui ont construit jusque-là notre République fraternelle. Ce vide provoqué par la paresse et la vision exclusive de la gestion des mandats a permis à l’opportunisme de s’agréger aux slogans de circonstances, pour des victoires à la Pyrrhus. On les reconnaît pourtant aisément ceux qui ne s’inscrivent à un parti politique qu’à la suite d’un long calcul sur les opportunités que celui-ci, en raison de la configuration locale des forces en présence, est susceptible de procurer à l’accession à un mandat rémunérateur. A la tribune ils ne disent rien d’essentiel, sourient niaisement au président du parti et se hâte de publier sur leur blog, le soir même, la photo de leur minute de gloire.

Mais la logique de l’affrontement droite/gauche est-elle devenue obsolète aujourd’hui en raison du triomphe d’une pensée politique unificatrice et carriériste ?

Trouverait-elle ses appuis dans cet autre point de vue selon lequel l’histoire serait finie ?

Absorbée par le trou noir du libéralisme triomphant qui dévore tout irrésistiblement comme en témoignerait la facilité avec laquelle Nicolas Sarkozy absorbe les personnalités réputées de gauche dans son gouvernement patchwork ?

Toute résistance serait alors vaine pensent ces vendus, et il s’agirait de trouver la bonne posture pour céder sans paraître rien concéder mais en justifiant son renoncement déshonorant par l’état de nécessité et le service de la nation. Alors, si toutefois on est choisi comme le symbole d’un passé révolu, le trophée inespéré de la droite ringarde, on sera placé bien en vue d’une caméra, sujet aux moqueries populaires certes, bâillonné et menotté derrière les vitres teintées d’un ministère médiatique probablement, au musée d’un gouvernement de pacotille sûrement, mais on serait bien payé d’une telle trahison de cet argent qu’aux partis de gauche seuls ceux qui savent combiner se remplissent les poches, comme l’actualité nous en montre les cas topiques.

Je dois avouer que je connais néanmoins beaucoup de jeunes idéalistes et motivés que passionnent l’engagement politique au service du peuple. Ce sont les héros d’une armée sans chef, combattants égarés dans les couloirs des congrès et des universités d’été que le temps abîme peu à peu. Faut-il leur dire qu’il n’y a rien à faire, que les choses sont jouées d’avance, que l’histoire est finie ? Qu’il n’y a effectivement ni droite ni gauche parce que d’affreux lâches préfèreraient qu’il en soit ainsi ?

Loin de là ! La nécessité d’une pensée résolument de gauche et active est d’une brûlante actualité. La nécessité d’un engagement clairement à gauche c’est-à-dire aux côtés de ceux qui souffrent, des faibles, des pauvres, des travailleurs, des libertés fondamentales et non du libéralisme, en faveur de la préservation et du renforcement des systèmes de protection sociale (droit du travail et sécurité sociale), des sûretés, est plus que jamais urgente.

La lutte des classes n’a jamais été aussi intense et sournoise. Le grand nombre autant sacrifié aux intérêts de l’élite ayant perdu définitivement la conscience citoyenne dans un système où l’Etat de Rousseau a triomphé de celui de Hobbes, sans la répartition des prérogatives qu’il était censé opérer. L’abandon des prérogatives au tyran sans les contrepouvoirs efficaces, que sa crainte aurait dû au contraire multiplier, par cette sorte de naïveté rousseauiste le peuple a perdu le droit de dire le droit !

Mais c’est plus qu’une simple pétition de principe qu’il faut aujourd’hui, pour en revenir au clivage protecteur entre la droite et la gauche. Plus que le choix d’un positionnement physique dans l’hémicycle. Il faut en revenir à la construction d’un programme de gauche, de partage des richesses produites et de reconquête des libertés sacrifiées sur l’autel de la lutte mensongère des civilisations.

Il n’est pas utile de rappeler combien la violence de ce gouvernement a depuis deux ans, porté atteinte concrètement et méthodiquement aux éléments fondamentaux de la solidarité nationale, de la cohésion sociale. L’actualité nous confirme la marche forcée qu’opère ce gouvernement vers la marchandisation de l’humain dans une logique libérale de mondialisation cynique. Peu importe la remise en cause de nos principes constitutionnels, peu importe l’impossible mariage du travail et de la famille, peu importe même l’enfance jusque-là sacré et protégé par l’espoir d’un meilleur avenir, ce qui compte dans cette jouissance dégoulinante de bling-bling n’est-ce pas le présent iconoclaste ?

Contre cet outrage à la nation, il faut une Gauche qui soit fière de l’être, porteuse d’un idéal de fraternité pour combattre, plus que la droite, ceux qui aux marges de la gauche même, pensent qu’il n’y a plus rien à faire contre ce capitalisme du désastre selon le mot de Naomi Klein. Contre ceux qui, comme Jacques Delors en 1983, dès les premières escarmouches, sacrifient le peuple et les travailleurs aux intérêts du capital en désindexant les salaires sur l’évolution du niveau de vie pour converger vers les "stricts" critères de Maastricht adoptés en 1991 et l’on sait ce qu’ils sont aujourd’hui devenus, pour sauver les riches ! Contre la gauche caviar qui se planque quand il s’agit d’assumer les responsabilités de gauche par manque de vision, par manque d’idéal.

Qui aurait pensé, il y a juste quelques mois, que les dispositions des accords de branche prévoyant des durées de période d'essai plus courtes que la loi, ne pourraient plus s'appliquer ? C’est le cas aujourd’hui ! Qui trouve cela scandaleux, aux antipodes de ce qu’a été l’ordre public social ? Qui aurait pu penser qu’on en viendrait presque naturellement à instaurer la généralisation du travail le dimanche sans contrepartie financière ? C’est le cas aujourd’hui !

On pourrait multiplier les exemples concrets qui révèlent une atteinte systématique aux systèmes de protection. Mais ce qu’il importe de souligner c’est qu’avec la paupérisation du plus grand nombre, le refus de contribution à proportion des plus riches, la faillite organisée de l’Etat dont la dette avoisinera les 100 % du PIB en 2012, c’est vers une société de répression que nous nous dirigeons pour tenter de contenir toutes les révoltes à venir. Celles qui commencent à s’exprimer dans les entreprises avec les bonbonnes de gaz médiatisées ou par les suicides plus silencieux.

Sans une prise de conscience immédiate de la nécessité de revenir aux fondamentaux d’une pensée politique de gauche en vue d’établir un gouvernement durablement de gauche, fier de servir un idéal de fraternité avant les absurdes lois des marchés financiers, nous continuerons à enregistrer, électoralement, le mépris justifié du peuple.

Et ce n’est pas seulement parce que l’avenir du monde est à gauche en raison de l’échec manifeste du libéralisme qu’il faut être fier d’être à gauche et le dire. Ce n’est pas non plus parce que les signes de l’imminence de l’effondrement total du système libéral sont flagrants malgré les tentatives désespérées de le sauver de la crise des subprimes et le répit obtenu par le prélèvement des sommes colossales aux plus pauvres à cette fin, qu’il faut être fier d’être à gauche et le dire. C’est parce qu’il est honorable de défendre le faible contre le fort, honorable de défendre la liberté et la justice, honorable de défendre la fraternité par la solidarité, qu’on doit revendiquer d’être encore et pour toujours de gauche !

24 juillet 2009

Vives polémiques aux USA, après que Barack Obama ait condamné l’arrestation d’un éminent professeur noir de Harward, Henry Louis Gates Jr.

(Barack Obama et une réunion de travail à la Maison Blanche)

(le professeur Henry Louis Gates Jr)

Cette déclaration manifestait un surprenant investissement personnel du Président dans une affaire locale révélant sa vive sensibilité à la question raciale. Au cours de la campagne présidentielle Barack Obama tenta de se détacher de la question raciale pour conquérir la Maison Blanche allant jusqu’à la rupture des liens avec son ami et pasteur noir Jeremiah Wright lorsque ce dernier par ses déclarations sur la question raciale devint un problème.

La semaine dernière encore on se souvient qu’il invitait les noirs américains à ne pas faire de ce sujet une excuse à leur échec, mais d’agir.

Surpris par la passion des propos de leur président, dès le mercredi soir ses déclarations animèrent les débats sur les médias traditionnels, télévisions et radios, mais également sur la blogosphère. Certains avaient l'air de comprendre seulement maintenant qu'ils avaient voté pour un président noir...

Avaient-ils oublié que la question raciale a toujours été primordiale pour Barack Obama. Elle explique en grande partie son engagement personnel intense et inattendu dans la course à la Maison Blanche et son relatif silence sur la question au cours de la campagne, voire même sa volonté farouche de ne pas en faire un sujet du débat, en est même la preuve à contrario avec celle de son intelligence. Son absence d’implication directe sur la question, jusque là, ne s’explique que par l’urgence du traitement des affaires internationales, de la présence militaire américaine en Irak, et de la crise économique mondiale. Il ne faut pas oublier que le sénateur Illinois Barack Obama est l’initiateur d’un projet de loi devenue une loi, obligeant les policiers à enregistrer la race, l’âge et le genre de tous les conducteurs arrêtés pour violation du Code de la route. L’objet de cette loi étant clairement d’analyser et de combattre les discriminations raciales.

Ainsi ce n’est pas tant l'existence ou même la teneur de sa réponse qui devrait interroger dans un pays qui comme la France révèle une vraie propension de la police à contrôler les « gens de couleurs » et les entreprises à pratiquer de fait des discriminations sociales et raciales, que le temps qu’il a mis à s’exprimer librement sur la question et les moyens par lesquels il va s’engager dans la résolution de cet épineux problème au-delà du cas particulier du professeur Henry Louis Gates Jr.

Celui-ci est l'auteur de nombreux documentaires vus par des millions de téléspectateurs. Il a indiqué qu'il allait en réaliser un nouveau autour du racisme quotidien et de cette histoire. Il y aura des rôles à distribuer : "un taxi jaune, une voisine invisible, un chauffeur silencieux, un sergent blanc "pas raciste pour un sous et auquel on donnerait le bon dieu sans confession", un professeur noir, une clef inopérante et un Président réveillé".

Et à la fin du documentaire pourquoi pas une question à double faces : Pour Barack Obama serait-ce la fin de l'élipse ?

21 juillet 2009

YES WE CAN !

"Ils ont marché sur la Lune" et maintenant "en route pour Mars" !
"They walked on the Moon and now heading for Mars" !

(Buzz Aldrin, Michael Collins and Neil Armstrong with the Président of United States of America Barack Obama.)

Il y a 60 ans les hommes marchaient sur la Lune après une course fantastique entre les américains et les Russes pour la suprématie "morale" en pleine guerre froide dont la conquête de l'espace fut l'un des moyens. Après l'échec de l'opération d'invasion de Cuba par la baie des cochons, le conseiller Johnson propose au Président Kennedy de se lancer dans la conquête de l'espace.



"ça me fait de belles jambes" !
"That makes me beautiful legs" (in french), meaning : "A fat lot of good that does me"

(inconnu, unknown)

19 juillet 2009

Prix Albert Londres pour Philippe Seguin pour "OpinionWay"

" Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie." Albert Londres


Vendredi après-midi, la société des rédacteurs du Figaro a réclamé à sa direction "de mettre immédiatement un terme" à la publication des sondages réalisés par OpinionWay. (quelle fermeté !)

En effet, la Cour des comptes présidée par Philippe Seguin, a révélé que "le politoscope", un baromètre politique régulièrement effectué par OpinionWay pour Le Figaro et LCI, aurait fait l'objet d'une facturation de près de 400 000 euros à l'Elysée. "Il apparaît que de nombreux sondages OpinionWay publiés sont commandités par la présidence et que certains sont expurgés avant d'être diffusés au grand public", écrit dans un communiqué la rédaction du Figaro, qui se déclare "consternée" par les révélations de la Cour des comptes.

"Ce type de 'coproduction' nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe", poursuivent les (rois de l'investigation lol) "journalistes" du "Fig'".

Encore une révélation Monsieur Seguin : dites-leur donc qu’ils ne font pas du journalisme au Figaro. Ils ne le savent pas encore !

16 juillet 2009

♪Quand les femmes vivront d'amour♫ il n'y aura plus.. "la♪ la ♪la".





(Mayawati ) ( Joshi) (La maison cramée)

Le chef du Congrès de l’Etat de l’Uttar Pradesh Rita Bahuguna Joshi, a été arrêtée pour avoir proféré des remarques diffamantes contre le Premier ministre de cet Etat Mayawati à l’occasion d’un meeting.

Après avoir été arrêtée à Ghaziabad dans la nuit de mercredi à jeudi tandis qu'elle était en route pour Delhi, Joshi a été présentée au président du tribunal K K Shrivastava qui l’a placée en détention provisoire de 14 jours.

Elle a été inculpée au titre des articles 153 A (discours incendiaires) et 109 (propos injurieux) issus de la loi pour la prévention des atrocités. La maison de Joshi sur lal Bahadur Shastri Marg, située pourtant dans un quartier sécurisé a été attaquée et incendiée par des activistes présumés du BSP* ne faisant aucun blessé heureusement.

(*)Le Bahujan Samaj Party (BSP) (parti des intouchables) : Présidé par Mayawati a été créé en 1984, il reste encore cantonnée dans le nord, où les clivages entre castes sont les plus marqués, mais pèse souvent dans les négociations qui succèdent aux élections générales. En de très nombreux endroits de l'Etat d'Uttar Pradesh Mayawati a fait ériger des statues de Kanshi Ram le fondateur du BSP, des statues d'éléphants (symbole du BSP), et des statues d'elle-même, dépensant pour cela des quantités considérables des fonds publics.

Ce qui a fait dire à Rahul Gandhi ce vendredi 17 juillet : "UP has place for only statues and elephants but not development and electricity"

15 juillet 2009

Vues non-alignées à Sharm El-Sheikh

Sur les bords de la mer rouge à Sharm El-Sheikh, Raul Castro s’apprête à céder le relais de la présidence du mouvement des pays non alignés au vieux dictateur Egyptien Hosni Moubarak. Ce groupe qui cherche encore sa voie sur la scène internationale est composé majoritairement de pays africains, de pays latino-américains et asiatiques. La fin de la guerre froide il y a une vingtaine d’années et les conséquences de la crise mondiale, obligent ce groupe né il y a 50 ans à repenser sa vocation en tentant de peser sur les décisions internationales et notamment sur celles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. En marge de ce sommet la rencontre entre les premiers ministres Indien et Pakistanais est attendue pour apaiser les tensions nées à la suite des attentats de Mumbai pour lesquels l’Inde accuse le Pakistan d’avoir aider les terroristes. Le mouvement appelle à une alliance avec la Chine pour imposer la volonté des pays en voie de développement contre celle des pays développés alors même que des bruits de guerre en préparation se font entendre aux frontières communes entre le Pakistan, la Chine et l'Inde motivés à la fois par des raisons de souveraineté nationale sur le Cachemire, mais également par les gigantesques besoins et objectifs de développement de ces deux derniers pays qui les placent en opposition de fait pour le captage des investissements internationaux.

13 juillet 2009

Ce pantin ridicule !



Olé !

11 juillet 2009

10 juillet 2009 : Naissance du nouvel ordre mondial

L’histoire devrait retenir que c’est en Italie à l’Aquila sur une terre dévastée que le 10 juillet 2009 est né le nouvel ordre économique mondial. Le sommet du G8 s’est en effet terminé sur le constat de l’impuissance des pays riches à imposer leur volonté aux pays émergents qui se sont eux imposés en obtenant la proclamation de la disparition du G8 et la naissance du G14.

Semblable au phénix, le G14 monte de ses cendres, en plaçant enfin pays développés et pays en voie de développement sur un pied d’égalité.

Le G14 représentant 80% de l’économie mondiale se présente comme un format plus adapté à poser et à trancher les véritables problèmes de l’humanité. En sont désormais membres : l’Inde, les USA, la Chine, la Russie, le Japon, la France, l’Allemagne, le Brésil, l’Afrique du Sud, le Mexique, le Canada, le Royaume-Uni, l’Italie, et probablement l’Egypte.
Comme le titrait un journal italien "The G8 is over, now we need a G14".

Mais ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas d’un geste de bienveillance des pays riches habitués qu’ils sont à annoncer les résultats de ces grands rendez-vous avant même qu’ils aient eu lieu, c’est plutôt la traduction d’une exigence polie sur la forme diplomatique mais ferme néanmoins sur tous les autres plans des pays émergents sous la conduite de l’Inde, de la Chine et du Brésil. Le déclin régulier des nations développées, couplé avec la hausse rapide des pays en voie de développement comme l'Inde et la Chine, avaient depuis déjà 5 ans rendu les volontés du club des pays riches inefficaces.

Cette évolution a commencé par un anachronisme avec l’introduction inattendue de la Russie à la fin de la guerre froide puis l’appel à l’aide de l'Inde, la Chine et d'autres pays en voie de développement sans toutefois leur reconnaître un droit de vote.

Puis il y a deux ans au Sommet du G8 à Heiligendamm en Allemagne, le Premier ministre indien Manmohan Singh déclarait aux pays développés que l'Inde ne voulait plus participer aux réunions comme alibi mais comme pleinement associée. La Chine et le Brésil adoptaient la même position.

La résistance des pays riches prit fin le 10 juillet 2009 affaiblis qu’ils sont par la crise économique. La déclaration du G14 conjointement préparée et signée par les leaders des 14 pays en est la traduction. Derrière le mot "trust" (confiance) que contient la déclaration finale il faut comprendre que le modèle de gouvernance mondiale qui domine les relations internationales depuis la fin du Moyen-Âge est mort !

La déclaration contient aussi une demande ferme de l’Inde et d’autres pays émergents pour reformer des organisations internationales, y compris l'ONU, refléter la réalité contemporaine et faire face aux défis à venir. S’agissant des décisions de ces organismes les pays en voie de développement exigent ainsi "l'amélioration de leur pertinence, légitimité et efficacité".

Compte tenu des forces en présence, des logiques financières des mouvements de capitaux, de la disproportion des masses démographiques en vis-à-vis et dont les attentes respectives sont inconciliables, des systèmes de gouvernance étatique en vigueur qui privilégient en pratique les pays en voie de développement, de l’inertie des systèmes culturels, et de l’état des finances publiques des pays développés, l’aide d’une Pythie est inutile pour prédire que les équilibres politiques, sociaux, économiques et culturels des pays riches vont connaître un grand chambardement propice aux insurrections ! Qui ici osera instruire le peuple de la réalité et lui dire que le monde n'est pas ce qu'il parait être ? Que ce qui vient est une révolution protéiforme !

26 juin 2009

Les rameurs (extrait) Rabindranath Tagore

Entendez-vous au loin ce tumulte de la mort,

L’appel au travers des flots de feu et des nuages empoisonnés,

Tous les noirs démons de la terre ont rompu leurs digues.

La lâcheté du faible, l’arrogance du fort, la gourmandise de la grasse prospérité, la rancœur du frustré, la fierté de la race, l’insulte envers l’homme, - Ont fait éclater la paix de Dieu en une furieuse tempête.

D’où vient cet espoir, qui contraint tous les hommes à quitter leurs foyers, pareils à des étoiles qui courent à leur mort dans la lumière du matin ?

Le sang des martyrs et les larmes des mères perdraient-ils toute valeur dans la poussière de la terre ?

N’achètent-ils pas le paradis ?

Et à l’heure où l’homme brise ses liens mortels, la Divine Liberté ne lui est-elle pas révélée dans l’instant ?

France 2009 et alors ?

Dans le désordre : des élèves qui dans un sujet de Bac STG doivent conseiller un employeur qui souhaite licencier une salariée pour défaut de productivité. Des syndicalistes CGT qui tabassent des sans papiers pour les virer d’un local où ils manifestaient. Des policiers qui entrent par effraction chez une femme menaçant de leurs armes sa fille et elle et qui repartent sans s’excuser de leur erreur après les grossièretés d’usage. Les journalistes qui ne sont plus que des portes-parole du gouvernement, les français qui par conséquent ne lisent plus aucun de ces journaux en quasi faillite. Un juge d’instruction qui dissimule sciemment la vérité sur un attentat contre des français et qui se donne un air sérieux. La France qui s’amuse mollement des frasques et des caprices d’un président immature et cupide. Les énarques de l’opposition qui s’expriment comme des gâteux. Des économistes qui n’ont rien à dire et des philosophes sectaires péripatéticiens statufiés, qui se contentent de poser pour les magazines. Les déficits qui explosent. Des corbeaux people de gauche, qui entrent à la pelle, pour un prix modique mais qui correspond à leur valeur, dans un gouvernement qu’ils combattaient la veille, le tout sous les applaudissements d’un peuple KO, gavé de reality show. Des référendums à 80 % de participation que l'on méprise, des abstentions à 60% que l'on fait semblant de ne pas comprendre, des licenciements qui explosent, des vacances annoncées sans départ en vacances. Une dette publique à 67% et qui va dépasser 90% du PIB en 2012…

Et alors, où est le problème ? Tout va très bien !