05 juillet 2008

William SHAKESPEARE Sonnet n°116 (Poésie)


A la sainte union de deux fidèles âmes

Je n’admets point d’obstacle : amour n’est pas amour

S’il varie en voyant varier l’autre flamme,

Non plus que, délaissé, il délaisse à son tour.

Oh non ! C’est une marque à jamais établie ;

Témoin de la tempête, il n’est point ébranlé ;

C’est l’astre où toute barque errante se rallie :

On en prend la hauteur, ignorant son effet.

Il n’est le fol du Temps, si jour et lèvres rouges

Dans l’aire de sa faux un jour doivent tomber ;

Heures brèves et mois en leur cours ne le bougent :

Jusqu’au bord du trépas il demeure inchangé.

Si l’on me peut prouver que je me suis trompé,

Je n’ai jamais écrit, nul n’a jamais aimé.

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