03 mai 2007

Poésie de la nuit d'ici 3


SOMBRE DISPUTE


Viens voir, c’est la fin des choses qu’on aimait

Le doux matin fleuri parfumé sous la brise

Le crépuscule calme qui berce le mois de mai

Et le rire des enfants quand leurs cheveux d’or frisent


Viens voir les flamboyants sur la route de Castin

Ils ont posé leurs fleurs sur le chemin qui saigne

Viens voir l’écume des vagues sur l’océan d’or fin

Qui couronne à l’aube les enfants qui se baignent.


Viens voir le ciel comme un tapis qu’on roule

Les magnolias qui pleurent sous le vent des regrets

Mes vieux papiers tâchés par cette encre qui coule

Des larmes qui s’étalent où ma main est passée


Viens voir, c’est la fin des choses qu’on aimait

La myrrhe de ton corps répandue sur mes lèvres

Tes seins et tes secrets que mon souffle animait

La lave incandescente de notre amour en fièvre


Viens voir comme je me brise sous tes mots qui me blessent

Mon cœur à ciel ouvert comme un val inondé

Mon fleuve qui déborde de larmes qui me laissent

Sur la rive déserte comme un bateau échoué


Viens voir ce que je cache quand ma peine m’étouffe

Quand je reste en silence, loin de celle que j’aime

Comme un bateau perdu qui lance une chaloupe

Mais jamais ne revoit un jour la rive indemne.


Si je te disais tout ce qui perce ma peau

Verrais-tu mon naufrage dans le flot de tes mots ?

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