12 juin 2008

Mais je n'oublierai pas (poésie)


Non, je n’oublierai pas, lorsque je partirai sous les portes d’Apcher

Ni les enfants oiseaux qui prirent leur envol dans l’axe de mes bras

Ni les yeux complices qui donnaient du soleil aux amis de combat

Ni les nuits sans sommeil au val de Marchevite au début de l’été


Ni le ballon roulant jusqu’aux pieds de Marie des pentes de Villechailles

Ni ses rires gigantesques, ni ses danses, ni ses sauts de cabris dans mes bras

Ni la pêche au sandre au lac de Laval où je ressemblais aux chasseurs de cailles

Ni les paroles de ceux qui comprennent enfin avec trop de retard


Ni les yeux de ces femmes qui gardaient les étoiles pour je monte haut

Ni les bras de ces hommes qui portaient mes fardeaux pour que je reste droit

Ni le vent et la pluie, ni la grêle en été, l’hiver silencieux, le cours du Donozau

Tes derniers mots d’amour, et enfin la douceur des yeux qu’il a de toi.

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